mercredi 1 avril 2009

Plus belle la vie à East End London?


Archie abandonne sa propre fête d'enterrement de vie de jeune garçon pour s'entretenir avec Danielle, jusqu'où ira-t-il pour l'empêcher de révéler la vérité?

Peggy est choquée de voir ce que ses amies lui ont réservé pour son enterrement de vie de jeune fille; et Roxy essaie de garder son coup de foudre secret.


Voilà le résumé du dernier épisode de la cultissime série Eastenders diffusée par la BBC depuis 1985. Véritable succès en Angleterre, elle atteste que depuis longtemps les britanniques ont acquis le (mauvais) goût des soap operas. Il faut croire que les Français ont eux aussi, tardivement mais sûrement, été gagnés par cette nouvelle passion. Quand commence Plus belle la vie, le monde s'arrête, on mange ses haricots verts en silence, retenant parfois son souffle et « passe moi le sel » devient aussi irritant qu'un spectateur dévorant bruyamment son pop corn dans l'obscurité d'une salle de cinéma.

Un article du journal anglais The Independant s'interroge « How the French finally acquired a taste for soap? ». C'est vrai ça? Qu'est-ce qui nous arrive?

Visiblement, c'est Plus belle la vie qui a changé la donne en 2004.
PBLV, en abrégé, est devenu le partenaire des soirées des Français, comme un ami de la famille qui s'invite tous les soirs au dîner. On ne s'en lasse pas (?). La série a déjà réuni 13 millions de téléspectateurs et est définie par The Independant comme un « véritable phénomène culturel ». Je parlerai plutôt de non-culture (n'ayant jamais eu la patience de regarder un épisode de Plus belle la vie en entier)...

PBLV est construite sur le modèle des séries anglaises: comme dans Eastenders, les personnages sont issus des classes moyennes et inférieures de la société. Pas spécialement brillants, au physique banal voire parfois ingrat, avec leur lot de problèmes. Des personnages suffisamment humains pour que le phénomène d'identification fonctionne.

Cependant, on se lasse vite de regarder défiler devant nos yeux un quotidien banal, nous rappelant trop le notre. Pour pimenter la sauce, le scénario de Plus belle la vie met en scène 45 meurtres (en 4 ans, ce qui n'a rien de plausible), différents viols et kidnappings, une émeute, une épidémie...
PBLV exprime aussi le changement des moeurs de la société, montrant le premier baiser homosexuel à la télé française.

Le tout se déroulant dans le quartier marseillais fictif du Mistral. Eastenders met aussi en scène ses personnages autour d'un square victorien n'ayant jamais existé (The Albert Square). Des séries en hui clos qui nous rappellent une fois de plus que l'enfer c'est les autres.

Après PBLV, Paris 16ème (série que je n'ai encore jamais eu l'occasion de regarder) met en scène le gratin parisien du prestigieux arrondissement, les nouveaux riches west-enders, aux vies bling-bling . Une sorte de « Dallas-sur-Seine » d'après The Independant.

PBLV a impulsé une résurrection du banal et représente un véritable succès malgré sa qualité. Cependant, les Anglais, lucides, se demandent : pourquoi une nation telle que la France, avec une scène littéraire prestigieuse, une industrie du cinéma indépendant reste incapable de produire des séries télé plus intelligentes et réalistes?

Very hungry god


J'ai trouvé une photo de cette sculpture de Gupta dans The Times, en le feuilletant sur le comptoir du pub. Elle est constituée d'ustensiles de cuisine indiens.

"It's like finding a memento mori inside your Tupperware sandwich box"


Very hungry god pourrait aussi ressembler à un very hungry dog si on regarde bien.

Exposée dans une chapelle à Paris, exhibée sur une gondole à Venise; et aujourd'hui à Moscou. Pas à Londres, dommage.

*Sinon, ma mère m'a conseillé de faire une cure de vitamines. Parait que ça aide durant le changement de saison.

lundi 30 mars 2009

J'ai regardé Trainspotting


Choose life. Choose a job. Choose a career. Choose a family. Choose a fucking big television, Choose washing machines, cars, compact disc players, and electrical tin openers. Choose good health, low cholesterol and dental insurance. Choose fixed- interest mortgage repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose leisure wear and matching luggage. Choose a three piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing sprit- crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing you last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked-up brats you have spawned to replace yourself. Choose your future. Choose life… But why would I want to do a thing like that? I chose not to choose life: I chose something else. And the reasons? There are no reasons. Who need reasons when you’ve got heroin?

PS: Ceci ne signifie pas que j'ai sombré dans l'addiction à la drogue, mais que j'ai juste vu un bon film sur les junkies Anglais.

dimanche 29 mars 2009

29.03.2009


You should be back to Mongolia bro' and you're asking for your fucking money! You have 2 minutes to go out! I'm not joking! Fuck off!


Voilà. Jono était encore plein ce soir. Il a jeté une énorme bougie dans la cheminée; et tout le monde sait que quand il joue les pyromanes, c'est mauvais signe.

A la fin de la soirée, le commis de cuisine Mongolien qu'il emploie illégalement pour des services par ci par là, a eu le malheur de demander sa paye. Jono s'est emballé, il restait encore des clients. Et mis à part Anna, la nouvelle manager, il n'y avait pas grand monde pour le raisonner. Résultat des courses, le Mongolien dont je ne sais même pas le nom, s'est barré avant que le délai de deux minutes que Jono lui avait accordé se soit écoulé. J'étais vraiment désolée pour lui, et pour la manager aussi qui a du assumer toute une soirée avec un boss taré dans les parages.

Aujourd'hui, c'était aussi le dernier jour d'un de mes managers, Paul. Il va ouvrir son propre pub dans je ne sais quel coin de la campagne anglaise. J'espère juste qu'il ne deviendra pas une vieille épave comme Jono.

Sinon, hier soir je n'ai pas dormi sur mes deux oreilles.

Tout d'abord, nous sommes envahis par les cafards. Mais pas de petites punaises, non, de vrai, gros et juteux cafards...Dégoutant. Il paraît que les écraser répand leur oeufs et que la race cafard se perpétue de plus belle. Du coup, j'essaie autant que possible de les noyer dans les toilettes. Mais bon, comme animal de compagnie, on a connu mieux.

Donc, je disais, hier soir j'ai mal dormi car au moment de fermer mes yeux, j'ai aperçu papa cafard sur mon mur, juste au dessus de ma tête. Je n'ai pas réussi à avoir sa peau, alors pour ne pas qu'il revienne, j'ai dormi avec ma lampe allumée (il n'aime pas le jour).

Aussi, j'ai eu du mal à trouver le sommeil à cause d'un différend avec ma propriétaire.

1.J'ai trop de visiteurs il paraît. Oui, certes, 4 d'un coup un week-end; 2 autres le week-end d'après. Et la famille la semaine prochaine...(sans compter ceux qui vont se rajouter...)Ok, mais si on fait la moyenne, sur 6 mois, c'est pas énorme.

Donc hier soir je m'imaginais sdf à Londres, enfin non, je me disais que j'allais rentrer plus tôt que prévu car le temps pourri, la bouffe dégueulasse, l'humour de merde, les mecs gays, le coût de la vie et la précarité...Je compose avec tout ça, et qu'on ne vienne pas me dire après que je n'ai pas envie d'apprendre l'Anglais.

Je dois avoir dans la semaine une discussion avec ma propriétaire. Sa remarque est pour moi une intrusion dans ma vie privée car à partir du moment où je paie mon loyer, je pense que je peux disposer des lieux comme il me semble. D'autant plus que j'ai en ma faveur le fait que je sois une locataire modèle payant à temps et la plus maniaque qui soit...

A cours d'arguments, elle a ajouté que le fait d'avoir des visiteurs pourrait déranger mes colocataires. Je leur demanderai demain tiens, pour rire, parce que je pense qu'ils s'en balancent complètement. D'autant plus qu'à chaque fois mes convives sont très calmes, propres. Ne viennent à l'appart que pour dormir, prendre une douche avant de partir à la découverte de Londres.

Moi, je dis, si on m'enlève ça, le plaisir de faire découvrir mon nouveau lieu de vie aux gens que j'aime, il ne me reste rien.

2.Je boycotte mon lit une place avec des autocollants Némo et Footix. Oui je sais, ça fait rêver, mieux qu'un lit à baldaquin, fer forgé, coussins moelleux et couette en satin. En fait, j'ai juste récupéré le vieux matelas que mon coloc Sam voulait jeter, un deux places. Je voulais en conséquences me débarrasser de mon lit une place ikéa modèle 1995. Mais non. La proprio ne veut pas. Résultat des courses, je suis en train de le démonter pour le stocker dans je ne sais quel coin de la chambre. Faisons preuve d'imagination: les lates sous mon nouveau vieux matelas; la tête derrière l'armoire, les pieds sous le bureau. Ca devrait le faire. Et après il y en a qui revendiquent le fait d'offrir à leur locataire de parfaites conditions d'hébergement!

Il paraît que si j'avais demandé, j'aurais pu avoir un nouveau matelas tout beau pour mettre sur mon lit d'enfant de moins d'1m60! La classe! En attendant, je demande rien, juste qu'on me laisse vivre ma vie avec mes cafards. Puis la seule fois où j'ai demandé un rideau et une chaise (il y a 3 mois), bah...J'attends toujours!

Voilà, j'arrive à en rire ce soir, mais ça m'a pas mal tourmenté ces dernières 24h. Je trouve ça ridicule de créer des problèmes là où il n'y en a pas.

Au pays du non droit, j'ai aussi consulté un professionnel. Sam, le coloc à Malou. Il bosse dans la location d'appart et d'après ses dires le propriétaire n'a rien à dire concernant les visites que je reçois (ni le droit de me demander de payer plus – ce qui m'arrive). Le propriétaire doit aussi t'aviser de sa visite et ne pas faire la fouine puis se plaindre par la suite de la maltraitance infligée à Footix et Némo.

Ca passera, ou ça cassera.

Si j'arrive à mettre la loi de mon côté, ma chambre va devenir un squat géant. On appelle ça une revanche je crois.

La partie n'est pas gagnée.

En attendant, je murmure à l'oreille des cafards.

vendredi 27 mars 2009

27.03.2009


J'ai du retard dans l'actualisation de mon blog et ne sais plus trop par où commencer.

Les filles sont reparties en France et ça a fait un grand vide. C'était aussi très difficile de revenir au travail après 5 jours de repos...

Jono m'a offert un collier genre africain qu'il a du trouver dans un marché aux puces. Le même jour il se baladait avec un bonnet de vieille femme et un long manteau d'officier 10 tailles trop grandes pour lui. Les autres m'ont dit de ne pas porter son bijoux, qu'il devait être ensorcelé. Mais en fait, je pense que c'est plus un porte bonheur vu que le lendemain il est arrivé plein de choses positives autour de moi: Magick l'un des cuisiniers s'est marié, Ed a été promu manager et Alex a obtenu un poste de professeur de français au lycée très classe de South Kensington.

Maintenant, j'attends la visite de la famille. Le printemps n'est pas là en fait et ça me soule.

J'ai visité l'exposition Picasso à la National Gallery (pas la même que celle de Paris), c'était très bien fait.

Il me tarde toujours le Canada.

L'autre jour on a fait un repas entre colocs et ex colocs pour fêter l'anniversaire à Delphine.

Aujourd'hui j'ai un test d'anglais; un de mes cours est terminé et je vais pouvoir me concentrer sur les révisions du toefl.

Voilà.

mercredi 25 mars 2009

Filles dans le vent


Ce n'est pas donné à tout le monde.

*La chanson du moment: Tant qu'il y aura des hommes, Les Ogres de Barback.

jeudi 19 mars 2009

19.03.2009


Demain c'est le printemps, et Sandra et Christine arrivent. La saison s'annonce belle.

Je me suis inscrite pour passer mon toefl à Londres le 20 juin. Maintenant il faut que je me plonge dans les Bibles en anglais que mon cousin m'a gracieusement prêté.

Hier soir je suis allée à une réunion du Rotaract; en invités nous avions deux japonais. Une est prof de japonais, et l'autre était là car son père voulait qu'il soit bilingue (l'idée n'avait pas l'air de spécialement l'enchanter). En tous cas, j'ai enfin ce que je veux, je suis assez à l'aise en anglais pour discuter avec des gens venant du bout du monde.

Jono est de retour d'Argentine. Je peux lui refaire des macchiato, et il remercie « Melody ». Il semble moins cadavérique, mais est toujours aussi taré.

Tout va bien. R A S.

*Photo: Frida Kahlo, parce que je l'aime bien.